Après s'être levées aux aurores à Ouaga pour pouvoir prendre le premier bus en direction de Dori ( encore toute une aventure) et après 5 heures de pistes, le Sahel nous apparaît. Nous avons donc eu la chance d'en découvrir une infime partie en rendant visite à un ami à Dori une ville dans le sable. C'est une région très différente de Ouaga, l'élevage de bétails (vaches et chèvres) y est prédonminant. Nous avons pu le constater lors de notre trajet en bus ponctué de troupeaux gardés par les enfants au milieu de nulle part. La ville de Dori est essentiellement peuplée de Peuls et Touaregs "les hommes bleus"
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et l'harmattan (vent sec et chaud) y est quasi permanent entrainant des tempetes de sable. Dès notre arrivée, nous avons été accueillies dans une famille ( celle d'adoption de notre ami) par un bon repas typique: couscous, thé à la menthe, dattes et lait de vache. Après la digestion, ballade en ville à pieds où les enfants se font un plaisir de nous rappeler notre couleur de peau, puis en 4*4. Des paysages, des habitants, des couleurs chatoyantes défilent sous nos yeux, difficilemnt descriptible avec des mots... nous espérons que les photos parleront d'elles-même.
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Notre ami Ouamtinga,étudiant rencontré lors de notre précédente mission, nous emmène pour une ballade au bord d'un lac avec habitations traditionnelles de nomades et pécheurs en pirogue. Il nous explique au fil de la marche les plantes et arbustes de la région ainsi que leurs utilisations. Nous continuons la ballade par la découverte des premières dunes du désert que nous nous sommes fait une joie de descendre en courant à toute vitesse!! Nous arrivons enfin à notre logement : trois chambres "ventilées" et "confortables" soigneusement réservées par Ouamtinga qui avait organisé notre séjour à Dori comme un pro!Nous sommes couvertes de sable et rougies de terre ocre, nos cheveux se tiennent droit sur nos tête, une douche s'impose!
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Le lendemain matin, réveillées par les premières lueurs du soleil et par l'imam qui appelle à la prière, nous nous mettons en route pour l'église protestante accomagnées de Ouamtinga. La messe commence assez "calmement" avec une leçon biblique sur la maturité puis au fur et à mesure rentrent les femmes vêtues de tenues traditionnelles aux couleurs vives, les hommes en chemises, pantalons, costumes, et les enfants endimanchés : les petites filles en robes satinées et dentellées, tressées de multiples coiffures et les petits garçon en costume. Leurs chaussures, ensablées dues aux tempête d'harmattan. Tout le monde est très apprété. Viennent alors, les chants en fulfuldé, tantôt entonnés par les femmes, les jeunes, les enfants et les pratiquants, tout cela au rythme des djembés. Toutes les fidèles sont très enjoués, les enfants dansent et les femmes tapent dans leurs mains. Que de rythmes, chants, et images dans nos têtes, en ressortant de ce lieu magique!
Nous quittons l'église pour nous rendre au marché central de Dori, en passant, nous faisons une petite halte à la gare routière pour quelques renseignements sur les horaires de bus de retour (eh oui, malheureusement, il nous faut déja penser au retour sur Ouaga). Petit tour rapide sur le marché typique où s'étalent et se mélangent légumes, viandes, épices mais aussi tissus, ustensiles de cuisine et divers matériels utilisés dans la vie quotidienne des Burkinabés.
Nous sommes de retour dans la famille d'accueil de notre ami, pour prendre le repas de midi (pâtes cuisinées au mouton et épices), nous tenons à les remercier énormément our leur accueil, amabilité et hospitalité. Les femmes de la famille sont occupées aux tâches quotidiennes : lessive manuelle courbées dans de grandes bassines multicolores, pil du mil, préparation du repas sur des feux de bois dans la cour, traite des vaches appartenant à la famille pour le lait quotidien,...Pendant ce temps, les enfants révisent une leçon en français sur les "douze mois de l'année" sur le tableau noir écaillé fixé sous l'abri en roseau, lieu de vie de la famille beacoup plus féquenté que la maison qui est consacrée au repos uniquement. Le chef de famille quant à lui prépare de thé à la menthe.
De retour à Ouaga dans la soirée après nos 5h de bus occupées à comtempler les villages, les montagnes, les mosquées et baobabs du bord de route. En rentrant, notre petite famille nous attend avec impatience, ils nous annoncent une bonne nouvelle : le toit de la maternité est décoiffée et les briques pour réhausser le toit sont livrées! Une bonne nuit de repos est nécessaire pour récupérer, et se rendre compte de la chance que nous avons eu de visiter ces lieux magiques!
Un grand merci pour vos commentaires que nous nous faisons un plaisir de lire!
Au programme d'aujourd'hui, nous reprennons nos activités de devis pour les constructions et les équipement des structures de santé, nous vous confirmons que les Burkinabés sont durs en affaires!des heures de négociation s'imposent pour tirer des prix raisonnables! Nous devrions nous rendre au village demain matin si nos moyens de locomotion le veulent bien car la voiture est toujours au garage, les taxis sont assez chers pour s'y rendre, dernière solution : TAXI BROUSSE pour se mettre à la couleur locale! rendez vous pour de nouvelles aventures, portez vous bien!
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